Larnod
Larnod

Amicale du groupe Guy Mocquet

Amicale à la mémoire du groupe de résistance Guy Mocquet


Stèle commémorative Cette association  a pour but de maintenir la mémoire du groupe de résistance Guy Mocquet, en organisant notamment les manifestations du souvenir qui étaient les siennes : perpétuer des valeurs de paix, de tolérance et de liberté républicaine acquises par l’action de la Résistance.

Dès 1940, des jeunes de Larnod récupèrent des armes abandonnées par-ci par-là. Ils les stockent dans le plafond de la chapelle. Ils s’initient à leur manipulation et à la fabrication d’explosifs dans le fort de Pugey. Dès 1942, sous l’impulsion de leur chef, Marcel Simon, âgé d’une vingtaine d’années, ils procèdent à des actes de sabotage sur des points stratégiques pour les Allemands (écluses, voies ferrées, pylônes électriques, lieus de propagande, …).
Début 1943, ils rejoignent les FTP et prennent le nom de Guy Mocquet, du nom de l’un des premiers fusillés de Chateaubriant (dont le nom s’orthographiait Môquet). Ils prennent contact avec des groupes extérieurs, dont le groupe Marius Vallet.
En juillet 1943, les Allemands débarquent en force à Larnod. Quelques résistants réussissent à se sortir des mailles du filet, mais la plupart sont arrêtés. On les emmène à la prison de la Butte à Besançon, où ils sont torturés. Le tribunal militaire allemand, qui siège dans la prison même, les condamne, pour la majorité d’entre eux, à la peine capitale. Quelques-uns sont déportés.
Le 26 septembre de la même année, après une dernière lettre à leur famille, les condamnés à mort sont extraits de la prison, direction la Citadelle. Durant toute la traversée de la ville, ils montrent leur courage en chantant « la Marseillaise » et « le Chant du Départ ». Ils sont fusillés à la Citadelle, par groupes de 4, refusant de se faire bander les yeux, entre 7h36 et 8h24. Ils sont ainsi 16 à mourir sous les balles ennemies, 12 du groupe Guy Mocquet (dont le jeune Henri Fertet, âgé de 16 ans, qui laisse une lettre émouvante) et 4 du groupe Marius Vallet.

En mai 1946, les rescapés du groupe de résistants décident d’élever un monument à leur mémoire, sur le python rocheux qui surplombe le Doubs, au lieu-dit « le Rocher de Valmy ». Sur la stèle, surmontée d’une croix de Lorraine, sont gravés les noms des 16 fusillés de la Citadelle et des 4 morts en déportation. Chaque année, le dernier dimanche de septembre, une cérémonie a lieu pour honorer leur leur mémoire. De nombreuses autorités civiles et militaires s’y associent.

En 2013, une stèle a été installée au centre bourg, square du Souvenir, en mémoire des membres du groupe Guy Mocquet.